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F-Zero GX : hommage à l’un des plus grands.
F-Zero GX est un monstre du jeu d’arcade. Chose rare dans le jeu vidéo, il est autant jouable aujourd’hui qu’il y a sept ans, et représente toujours un mètre étalon du genre. Alors, indépassable?
Notre nouveau contributeur, ippo, signe un article dans la catégorie Focus au sujet de PixelJunk Shooter, une bonne surprise disponible sur le PlayStation Store, entre shoot’em up et puzzle game.

Yakukuesu & Numerimaniac

Brèves


Les « bienfaits » du jeu vidéo cacheraient-ils un autre discours ?
Les « bienfaits » du jeu vidéo cacheraient-ils un autre discours ?

Il est d’usage d’essayer de pointer les méfaits du jeu vidéo pour essayer de le discréditer. Des organisations, des lobbies ou personnalités sont actuellement encore très actifs pour dénoncer les dangers du jeu vidéo. Nous vous vous conseillons, pour en faire une idée, de jeter un coup d’½il sur le travail de l’excellent Shane Fenton, spécialisé dans la question de la violence dans les jeux vidéo et plus particulièrement dans l’étude du discours contre les jeux violents, officiant sur Gaming Since 198X.

A l’inverse, nous sommes également régulièrement abreuvés d’articles scientifiques présentant les bienfaits du jeu vidéo. Ainsi donc, jouer au jeu vidéo augmenterait nos réflexes, aiderait à notre représentation spatiale, affûterait notre acuité visuelle. Nous avons même pu lire que la pratique des jeux vidéo aiderait les chirurgiens dans une intervention particulière, la laparoscopie, puisque les deux ont pour point commun une parfaite coordination entre l’écran et les contrôles.

Mais parler de « bienfaits » cache peut-être un tout autre discours, celui de la recherche de l’utilité de jouer. En effet, récupéré par le joueur, il serait tentant d’affirmer que l’on joue parce que cela développe les capacités. Mais c’est aussi un discours sur l’idée que le jeu vidéo, pour être accepté en tant que pratique, doit apporter avec lui une forme de retour sur investissement. Le jeu trouve à travers son utilité et ses aspects bénéfiques une légitimité, au loin des maux dont il est accusé.
Nintendo l’a parfaitement bien compris en lançant une gamme de produits utiles, légitimant pour un large public la pratique du jeu vidéo, en mettant la main sur un marché qui ressemble à un Eldorado. Nous pouvons citer Programme d'Entrainement Cérébral du Dr. Kawashima : quel âge à votre cerveau, logiciel dans lequel sont proposés des exercices de calcul et de logique pour « rajeunir l’âge de son cerveau » surfant sur une peur latente, terrible épée de Damoclès : Alzheimer (Le jeu n’aurait d’ailleurs aucune vertu pour prévenir la maladie).
Autre type de jeu : Wii Fit. Là encore, si les publicités nous montrent des exercices à réaliser, le jeu est beaucoup plus amusant. Il vous propose beaucoup de mini jeux d’équilibre, d’habileté et d’effort. Ici, il faut jouer pour mincir et entretenir sa forme, son « bien être ». Un moyen, encore, de trouver une légitimité dans la pratique du jeu vidéo. En clair, nous jouons parce que c’est bon soit pour le cerveau, soit pour la santé.

En ce sens, les « bienfaits » de ces deux jeux seraient l’exemple frappant d’une société où une activité particulièrement chronophage et inutile comme le jeu vidéo ne pourrait pas encore être socialement acceptée parce que considérée improductive ou même abêtissante. Si la comparaison est sans doute abusive, ce serait comme si nous chercherions à légitimer la lecture d’un classique littéraire de plus de mille pages en expliquant que l'intérêt que l'on en retire serait d'apprendre des mots et réviser sa grammaire. Si c’est sans doute un effet réel de la lecture, ce n’est certainement pas moteur dans l’envie de lire. Le jeu vidéo aussi ne devrait pas avoir besoin d’avoir de justifications utilitaristes pour être pratiqué. Jouez-y sans raison!

Numerimaniac
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