J’ai eu la chance de regarder et de pouvoir suivre la série Avatar : le dernier maître de l’air récemment. Si le début de la série est candide (je ne suis qu’un grand enfant), plus la série avance, plus je me suis pris au jeu de ce dessin animé visuellement irréprochable, produit par Nickelodeon.
Avatar réunit d’excellentes qualités. S’il prend place dans un univers typé asiatique (avec sa propre carte du monde), dirigé par quatre éléments (eau, feu, terre, air) on doit la rythmique de l’histoire à une narration à l’américaine, c’est-à-dire d’une grande efficacité. Chaque épisode apporte sa pierre à la série, le plus souvent à l’intrigue, sans délaisser les états d’âme, le passé des personnages ou l’humour bon enfant qui règne sur la série : le tout distillé avec maestria. Si l’habillage ressemble donc à ce qu’on connaît de la japanimation, il évite les écueils de son modèle, souvent prompt à diluer la trame (souvent les passages dramatiques : pour créer des points d’orgue ?) sur plusieurs - interminables - épisodes (l’adaptation poussive du manga Naruto par exemple).
En laissant le fil de l’histoire nous emporter, la tonalité change. L’espoir vacille, la frontière entre le mal et le bien s’estompe, les querelles de successions font rages, les complots germent, les manigances s’organisent et l’Avatar trébuche même à certaines épreuves clés.
Tous ces éléments permettent alors de créer une profondeur inattendue des personnages (pris par le doute) comme de l’histoire (les péripéties s’imbriquent avec malice). Bref, Avatar parvient à ériger une mythologie cohérente et savamment utilisée pour nous entraîner sans mal dans un monde où la Nation du Feu tente de dominer à la fois les Nomades de l’Air, les Tribus de l’Eau et le Royaume de la Terre. Pour remédier à cela, l’Avatar - le seul à pouvoir maîtriser les quatre éléments - doit prendre en main sa destinée et restaurer l’équilibre.
Note : Pour rester dans le domaine du jeu vidéo, Avatar a aussi son pendant vidéo ludique. Destiné aux plus jeunes (et donc bâclé ?), il ne trouvera son public que chez les moins difficiles.
Numerimaniac
- Publié le 12/07/2008 -
Rechercher
Accès directs
Profil
Au hasard
blogue:
Otto Dix et Amanita Design
Suivre notre actualité
Sites amis
Le grand jeu de Numericity.fr
Faites grandir numericity sur numericity.miniville.fr en cliquant sur l'un des lien ci-dessous!
Notre position:
15e
Augmenter le réseau de transports
Contact
Une question sur un article?
redaction@numericity.fr